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mardi 2 février 2010

# Comment lancer en pendulaire par Gachet .

Ce dossier rédigé par un ami Denis ou Gachet , perdu de vue depuis un moment , est à mon avis ce que j'ai vu de mieux comme explication ,
Dommage qu'il ne soit plus là pour partager son grand talent pour transmettre son savoir ! S'il t'arrives de me lire , tu as toujours ta place au coin du feu Denis !!


Ici, je vais parler du pendulaire en pêche. Pour le pendulaire de compétition (entraînement ou tournoi, enfin hors pêche), la gestuelle est en gros la même, mais il y a quelques différences pour accentuer certains gestes, pour aller plus loin, mais pour ça, il faut éviter d’être sur des cailloux ou sur du sable et de lancer à côté des vacanciers qui sont en train de ramasser des praires !!. Je parlerai du pendulaire d’entraînement demain ou un autre jour. Ne vous formalisez pas s’il y a certains trucs dont je parle et que vous savez déjà car comme je disais à Frédéric, quand on ne se connaît pas, qu’on n’est pas en face, c’est pas facile de savoir, alors dans le doute….D’abord, avant de détailler les gestes un par un, il me semble important d’avoir en tête quelques règles, notions de physique, après on comprend mieux le pourquoi du comment.- Le pendulaire repose sur le principe que le bout du scion (les 50 cm) ne sert qu’à relier le plomb à la canne, et plus il est souple, mieux c’est. Il ne sert pas du tout à lancer plus loin, seulement à éviter les à coups pendant le mouvement. Une grosse partie de la puissance de la canne vient de la partie intermédiaire (les 1,50 m suivants), et ensuite quand cette partie ne peut plus plier, le talon prend le relais. D’où le nom de canne à répartition. Plus la canne est pliée, plus on dit qu’elle est “compressée”. La canne est comme un ressort et quand on lâche le fil, elle se détend. Bon, ça vous saviez, mais c’est pour employer les bons termes ensuite.- Toute la technique réside dans le fait de bien compresser la canne, assez longtemps pendant la rotation, pendant le geste, et tenir la compression jusqu’à être face à la mer et là, à shooter en se servant du talon comme d’un grand levier. Pour arriver à cette compression, la vitesse joue un grand rôle. Si arrivé face à la mer, en fin de mouvement, la canne est toujours raide, pas pliée d’un cm, c’est pas en shootant comme un malade (bras gauche vers la poitrine et bras droit vers le ciel), que ça va partir loin, il faut pas lancer dans ce cas là, ça sert à rien.- Il est clair aussi que si pendant la rotation, la canne est horizontale, le plomb parcourt une plus grande distance, dans le même temps, donc forcément, la vitesse du plomb est plus grande et la canne sera encore plus compressée, plus bandée pour shooter.- Les 3 temps majeurs, à ne pas rater, pour bien y arriver sont _ Quand on tourne la tête vers la cible, c’est le début de la compression _ Quand on tourne le buste, c’est surtout là qu’on compresse la canne. Normalement déjà, en fin de cette rotation de buste, la canne doit être bien pliée dans la partie intermédiaire. Pendant cette rotation, les bras ne forcent pas, ils restent même en arrière. C’est le buste qui tourne, avec les bras en arrière, le buste compresse la canne _ Arrivé face à la mer, enfin presque (la tête oui, mais pas encore les épaules), on tire avec les bras, façon javelot comme on dit, mais en fait, c’est surtout le bras gauche qui tire vers le ciel (à 80 %), un peu le droit. (20 %). Vu la position, s’il n’y a que le bras droit qui tire, déjà, il y a moins de force mais en plus, c’est un truc à s’esquinter l’épaule droite. Donc les 2 bras tirent mais surtout le gauche. Bref, tout ce bla bla en préambule, mais je pense que quand vous aurez lu la synchronisation des gestes, dans le détail et que vous relirez le début, vous verrez mieux le pourquoi du comment. Encore un truc, que je fais chaque fois, même en pêche, avant de lancer, pour être sûr d’avoir les pieds bien placés et d’être en bonne position pour lancer, bien stable : je me mets face à la mer, en tenant la canne horizontale devant moi, les 2 bras tendus à 45° vers le ciel, les bras bien écartés (au moins 80 cm, à la limite supérieure, au-delà de laquelle on a du mal à shooter), avec la tête au milieu des 2 mains. Plus les bras sont écartés et plus c’est facile de lancer et plus on a de force (sans exagérer, sinon on ne peut plus shooter !). Les 2 bras tendus, enfin, surtout le gauche car le droit peut être un peu plié de quelques centimètres. Les pieds, comme vous savez, le pied gauche 50 cm en avant du droit et pieds écartés de 50-60 cm. Enfin, une fois placé comme ça, je simule le shoot, doucement, en amenant la main gauche contre la poitrine, le bras droit, déjà tendu, ne bouge pas beaucoup, juste latéralement, il se déplace un peu à gauche, pour arriver devant la tête. C’est pour voir si placé comme ça je pourrai donner de la puissance et que la canne va bien à 45° vers le ciel. Ensuite, pour vraiment lancer, en pêche, je mets le pied droit parallèle à la mer et le pied gauche à 45 ° (sinon on a du mal à se tourner pour faire le balancer avant). C’est long à expliquer en détail mais pour le faire, ça prend 5 secondes. Je vous raconte comment je fais car chacun fait à sa manière, même si en gros, les bases sont les mêmes. Certains font un tout petit balancer arrière, d’autres balancent le plomb en arrière à 8 m de hauteur. Certains font tourner la canne presque horizontalement et d’autres beaucoup plus verticalement….Donc pied droit parallèle à la mer, à peu près, c’est selon convenance, le pied gauche derrière, bien écarté, poids au milieu du corps donc bien stable sur les 2 pieds, le buste tourné et les épaules tournées à 45° vers la droite. Pour ce qui suit, pour bien se rendre compte, le mieux est de prendre en main un talon de canne (ou un bout de bois de plus d'un mètre, un manche à balai)1) Balancer avant : le bras droit est plié, 30 cm devant la figure. Main droite un peu au dessus des yeux, à 13 h ( !), si on considère que la tête est à midi (sinon le plomb va nous taper dans la figure en revenant !), donc un peu décalé l’un par rapport à l’autre. Main gauche en bas, à 19 h, bras gauche tendu vers la bas. On étend le bras droit horizontalement, carrément devant soi, donc perpendiculaire à la mer, pas trop fort mais assez pour que le plomb remonte presque au niveau des yeux. La main gauche, du coup, se retrouve juste sous la poitrine, la canne étant presque horizontale. Donc le plomb arrive à peu près au niveau du scion si la canne est presque horizontale.2) Balancer arrière : le bras droit revient vers soi, en montant, vers le haut, 20 cm plus haut que la tête pour prendre un peu d’élan. Du coup, le buste et la tête reculent de 10-20 cm en arrière. Le balancer arrière doit être un peu progressif, sans à coup : relever lentement la canne puis de plus en plus vite. En fait, ça ne dure pas longtemps donc en réalité, pas trop le temps de se rendre compte, c’est plutôt l’idée, doucement au début et plus fort à la fin….pour que normalement le plomb, si on le laissait remonter, il pourrait remonter au niveau de l’anneau de tête de la canne, plutôt moins haut que plus haut, en pêche. Mais de toute façon, on ne laisse pas monter le plomb, on l'arrête dans sa course pour commencer la compression. Voir le 3).Au sujet de ce balancer arrière, certains (les anglais surtout), préconisent de faire le balancer arrière en tendant tout de suite le bras gauche (au lieu de ramener la main droite), c’est plus rapide mais perso je trouve moins pratique.3) En fait, dès que l’on a ramené la canne à la verticale : main droite au-dessus de la tête et le corps un peu en arrière pour prendre de l’élan (comme quand on lance le poids à l’école), à ce moment là, simultanément on tend le bras gauche devant soi, perpendiculaire aux épaules (donc un peu de biais par rapport à la mer), on s’abaisse un peu sur les jambes pour avoir une bonne assise, bien stable (toujours le poids bien réparti sur les 2 jambes) et on tourne la tête vers la cible (45 ° vers le ciel). Normalement après s'être abaissé, le bras gauche est horizontal (mais pas le bras droit qui est resté un peu plié, la main droite au niveau de la tête). A ce stade, la canne fait un angle de 45° tant dans le plan horizontal que vertical. La main gauche est plus basse que la droite. On a arrêté la course du plomb vers le haut en tendant le bras gauche : forcément, en tendant le bras gauche à l'horizontale, le scion de la canne s’est abaissé, donc la bannière s’est tendue et les 50 cm du scion ont même un peu plié. Tout ça en douceur, lentement, le lancer n’a pas encore commencé, on prend son temps car c'est le départ du lancer et tout se joue là. Le but de cette 3ème phase est de tendre la bannière doucement (en mettant le bras gauche à l'horizontale, lentement). D’ailleurs, à ce stade, c’est intéressant les premières fois, de voir comment se trouvent la bannière et le scion (regarder carrément la bannière et le scion en tournant la tête, pour voir au moins une fois si jusque là c'est bon), vu que le but de la manœuvre c’est ça : si la bannière n’est pas tendue ou s’il y a eu des à coups, des secousses et que le plomb sursaute, c’est pas bon. Il faut que la bannière soit tendue, le bout du scion un peu plié. Tout lentement, en douceur. Bien sûr, on regarde quand on débute, pour être sûr de son geste, de ses marques, on va pas regarder à chaque fois qu'on lance, il faut même éviter vu que ça casse le rythme !!.4) Rotation du buste : A partir de là, tout doit être progressif mais rapide, pas d’à coup. On fait une rotation avec le buste de plus en plus vite. Les bras ne forcent pas, mais pendant la rotation on fait 3 choses , simultanément : on abaisse la main droite, on lève la gauche et le poids se porte de plus en plus sur la jambe gauche. Pendant cette rotation, les 2 pieds pivotent naturellement pour se retrouver presque face à la mer. Certains déplacent carrément le pied gauche. C’est courant en compétition, mais en pêche, sur le sable, les pieds tournent naturellement et dans les cailloux, vaut mieux éviter de faire des entrechats (en pêche, la position de départ est à peu près celle d’arrivée). On fait donc une rotation jusqu’à ce que la canne soit perpendiculaire à la mer, le talon finit un peu plus haut que le scion, bras gauche tendu vers le haut et bras droit très légèrement plié. Certains lancent carrément les 2 bras tendus, d’un bout à l’autre du mouvement, ils disent avoir plus de facilité et plus de force. Chacun fait comme il le sent, ce qui compte est de bien sentir le mouvement, la réaction de la canne ..... A ce niveau, la canne doit déjà être pliée pas mal, dans sa partie intermédiaire, il n’y a que le talon qui n’est pas plié. Si tout est correct mais que la canne ne plie pas ou très peu, c’est qu’il faut aller plus vite dans la rotation. Pendant la rotation, ne pas forcer avec les bras (c'est après qu'il faudra le faire, dans la phase qui suit). 5) Traction javelot : on tire la canne avec le bras gauche tendu, vers le haut, et un peu avec le bras droit que l'on tend de plus en plus, en poussant un peu du pied droit pour avoir presque tout le poids du corps sur le pied gauche. En fait, tout va se passer comme si on manœuvrait une grande roue car en fin d'extension, le bras gauche ne pouvant aller plus en avant, il tourne vers la gauche, tout naturellement, et le droit aussi, qui finit presque tendu.6) Quand la main gauche arrive devant la tête, simultanément et le plus vite possible, on refait 3 choses en même temps : on tire violemment avec le bras gauche vers le bas (la main gauche tape contre la poitrine), on pousse très fort avec le bras droit vers le ciel à 45 °(le bras droit était déjà presque tendu en fin traction javelot) et on pousse avec le pied droit pour le shoot final. Ces 3 choses en même temps. La canne est à 45° vers le ciel. Ne pas oublier, en pêche, lancer tranquille, cool, mais bien synchronisé, c'est ce qui compte. Ca fait un sacré roman mais bon, une fois lancé !…Bien sûr, pour moi c’est clair mais peut être pas pour celui qui lit ( !!) alors au moindre truc un peu obscur vous n’hésitez pas. Sur ce, bon courage ( ) , bon WE et bonne finale de foot !!!Amicalement
Gachet .